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ANIA : Taxe sur les boissons rafraîchissantes : Y a-t-il un pilote dans lʼavion ? Imprimer Envoyer
Boisson
Lundi, 17 Octobre 2011 00:00
LʼANIA dénonce lʼacharnement des pouvoirs publics à lʼégard des industries alimentaires. Depuis quelques semaines, cette dernière fait lʼobjet de mesures incohérentes et fluctuantes qui impactent très négativement le secteur et qui ne reposent pas sur des bases scientifiques indiscutables. En ce qui concerne spécifiquement les boissons rafraîchissantes, après lʼannonce par François Fillon dʼune première taxe de 120 millions dʼeuros pour financer le déficit de la CNAM, les députés viennent dʼy ajouter, hier soir, en Commission des Finances, une nouvelle taxe, non pas de 120 millions dʼeuros comme annoncé la semaine dernière, mais de 130 millions dʼeuros. Cette fois, il sʼagit de financer les allègements de charge du travail salarié permanent agricole.
A lʼorigine, les scénarios envisagés ne portaient que sur les boissons avec sucres ajoutés et excluaient les boissons contenant des édulcorants. Xavier BERTRAND, Ministre de la Santé, avait dʼailleurs déclaré haut et fort sʼêtre « battu » pour que les sodas light soient exclus : « Cela va permettre que tous ces produits sans sucre ajouté coûtent au final moins cher que les autres et qu'on puisse adapter et changer son comportement ».

Comment expliquer ces revirements permanents ? Quelle est la stratégie poursuivie par le Gouvernement et les parlementaires ? Chaque semaine apporte son lot de nouvelles mesures, sans cohérence avec les décisions ou annonces précédentes !

Résultat, lʼaddition sʼélève donc à ce jour à 250 millions dʼeuros pour cette seule catégorie de produits, très prisée des consommateurs. Si elle était adoptée en séance publique, cette taxe pourrait représenter jusquʼà 20% de hausse pour le consommateur sur une bouteille de format familial dʼ1.5 litre (la plus consommée par les populations à faible revenus). Il faudra y rajouter nécessairement des augmentations structurelles pour 2012, liées au renchérissement de certaines matières premières, telles que le sucre ou les fruits par exemple.
« Avec ces mesures brutales et incohérentes, le secteur dans son ensemble est plongé dans une zone dʼinquiétude et de turbulence peu favorable à son développement. Il va devenir très difficile pour les industriels dʼêtre confiants dans lʼavenir et de continuer à investir et à embaucher. Lʼimpact ne porte pas que sur les quelques grandes entreprises de notre secteur, mais sur les 10 000 entreprises (dont 98 % de TPE / PME) et leurs 500 000 salariés qui ne comprennent pas pourquoi, aujourdʼhui, on met au pilori certaines catégories de produits », commente Jean-René BUISSON, Président de lʼANIA.
Et de conclure, « Si lʼindustrie alimentaire doit, comme tout autre secteur économique participer à lʼeffort qui sʼimpose actuellement en France, elle ne peut pas devenir la variable dʼajustement de tous les problèmes économiques du pays ».

 

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